festival fare.

Merci FARE! Une première édition qui m’aura marqué! 

Parfois man... dans vie, faut juste oser…

- Moondown.

Bonjour les petits diables!

La review d’aujourd’hui est, pour moi, très spéciale.

J’ai envoyé un courriel au Festival FAREFestival de la relève artistique et musicale — qui se tenait du vendredi 11 au dimanche 13 septembre 2026. Et aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, nous sommes justement le dimanche 13 septembre.

Avant de commencer cette critique, j’ai quelques petits apartés à faire:

Aparté numéro 1 — Merci au Festival FARE!

Oui! Un énorme merci à toute son équipe de m’avoir accueilli pour cette première édition.

Parce que oui, c’était une première. Et j’espère sincèrement que ce festival va perdurer dans le temps. Donner une voix à la relève artistique et musicale, créer un événement par amour des artistes et leur offrir une véritable plateforme pour se faire connaître, c’est déjà une très belle initiative. Mais il y a quelque chose qui m’a particulièrement marqué : le choix des partenaires qui ont permis de financer le projet. Financer un événement comme celui-ci, c’est évidemment important. Mais choisir des partenaires qui ne sont pas simplement là pour le « bien paraître », qui croient réellement au projet et qui contribuent concrètement à sa réalisation, je trouve ça particulièrement humble. Et au final, ce sont autant les artistes présents que les personnes qui se sont déplacées pour assister à l’événement qui en bénéficient.

Aparté numéro 2 — Les artistes que j’ai rencontrés:

Un énorme merci également aux artistes que j’ai eu la chance d’interviewer. Il y a eu beaucoup d’émotion et de fierté de mon côté pendant ces rencontres. J’espère sincèrement être capable de vous représenter aussi bien que possible à travers cette review. Mais mon message global restera probablement toujours le même :

Allez aux événements!

Parce que même si, derrière mon clavier, je peux mettre en lumière des artistes, écrire sur leur travail et vous donner envie de les découvrir… Il n’y a rien comme se déplacer en personne et vivre réellement l’événement. Voir les artistes devant soi. Entendre leur musique. Découvrir leurs œuvres. Ressentir l’ambiance. Échanger avec les gens. Ça, aucune review ne pourra complètement le remplacer.

Aparté numéro 3 — Je n’ai presque rien filmé… volontairement:

Et justement, parlons de « vivre » l’événement. Je n’ai pas filmé ni photographié les shows. Oui, je sais… vous allez dire :

« Mais il y a des gens qui font ça! »

Et personnellement, ce n’est pas vraiment mon vibe. Je comprends parfaitement les personnes qui filment un spectacle pour garder un beau souvenir. C’est quelque chose de totalement légitime. Mais personnellement, je trouve que sortir constamment son téléphone peut parfois faire perdre une partie de la magie du moment.

La vibe.

L’émotion.

La connexion avec l’artiste.

Je préfère parfois ranger mon téléphone, regarder ce qui se passe devant moi et simplement… être là.

« Les plus beaux souvenirs sont ceux que l’on garde en soi. Pas besoin d’image déformante ou d’instants figés. »

— Gilles Paris

Aparté numéro 4 — Les courts métrages:

Autre petite précision : ce n’est pas parce que je vais survoler certains des courts métrages que je ne les ai pas appréciés.

Au contraire!

J’ai passé un superbe moment à les regarder. Mais si je commence à vous faire une analyse détaillée de chacun d’entre eux, cette review risque rapidement de devenir une lecture de 200 heures. Alors je vais forcément devoir faire des choix : survoler certains et prendre davantage de temps pour parler de ceux qui m’ont le plus marqué. Et honnêtement...

c’est probablement mieux comme ça!

Aparté numéro 5 — Désolé aux artistes peintres!

Oui, un énorme désolé aux artistes peintres... malheureusement…

J’ai manqué le train.

La vie de Papathony n’est pas toujours facile et, malheureusement, je n’ai pas pu me rendre aux expositions comme je l’aurais voulu. Mais ne vous en faites pas : je ne vous ai pas oubliés.

Alors voilà. Les petits diables…

On peut commencer!


Parlons du Festival FARE, de sa mission et de son équipe:

L’équipe

Jacob Châteauvert — Fondateur et directeur général.

Ian-Thomas Coulombe — Co-directeur et directeur des spectacles.

Juliette Châteauvert — Directrice des expositions d’arts visuels.

Léo Plourde — Directeur de la programmation.

Camille Robitaille — Co-coordonnatrice des relations collégiales.

Marine Mercier — Responsable administrative.

Alex Desjardins — Responsable de l’identité visuelle.

Audrey Morin-Tassé — Responsable du site web.

Léa Menzies — Responsable de la rédaction web.

Melina Lepine — Assistante aux réseaux sociaux.

Justin Allard — Responsable de la billetterie.

Emma Guité — Responsable des réseaux sociaux.

Derrière ce festival se trouve une équipe passionnée qui travaille tout au long de l’année pour donner vie à cet événement. Réunis par un intérêt commun pour le cinéma et la création, les membres de l’équipe collaborent à chaque étape de l’organisation, de la programmation à la diffusion des œuvres. Grâce à l’engagement et à la créativité de chacun et chacune, le festival devient un espace de rencontre, de découverte et de partage autour du cinéma collégial. Leur travail collectif permet de mettre en lumière les voix émergentes et de célébrer la diversité des regards portés sur le monde.

La mission du festival:

Le Festival des Arts de la Relève Étudiante est un événement culturel dédié à la mise en valeur du cinéma étudiant et du cinéma québécois. Il a pour mission de créer un pont entre la relève artistique et le grand public en offrant une vitrine professionnelle aux jeunes créateurs, tout en célébrant les œuvres marquantes du Québec. Ce festival a pour but de promouvoir le cinéma étudiant ainsi que le cinéma québécois, en créant un espace de rencontre entre la relève et le public. Il propose la projection de films québécois déjà sortis et reconnus et, avant chaque projection principale, la diffusion de courts métrages réalisés par des étudiants issus de différents établissements collégiaux et universitaires. Ainsi, le grand public, attiré par des œuvres établies, a l’occasion de découvrir la richesse, la diversité et l’audace des visions artistiques portées par la nouvelle génération de cinéastes. Le festival souhaite mettre en lumière des voix émergentes, encourager la créativité et offrir une véritable vitrine aux talents d’ici. Au-delà des projections, l’événement se veut également un lieu d’échange et de réflexion. Des discussions et périodes de questions sont prévues à la fin de chaque représentation, en présence de cinéastes, de membres des équipes de production ou de professionnels du milieu. Ces rencontres permettent d’approfondir la compréhension des œuvres, d’aborder les réalités de la création cinématographique et de favoriser un dialogue enrichissant entre artistes et spectateurs. Le festival intègre également une dimension interdisciplinaire en proposant des expositions d’œuvres d’artistes visuels locaux dans les espaces d’accueil, créant ainsi un parcours culturel complet pour les visiteurs.

Enfin, chaque soirée se conclut par des performances musicales de groupes ou d’artistes locaux, afin de prolonger l’expérience dans une atmosphère conviviale et rassembleuse. L’objectif est de faire du festival un véritable événement culturel, dynamique et accessible, qui célèbre la créativité sous toutes ses formes et contribue activement au rayonnement du cinéma étudiant et québécois. Présenté à Rouyn-Noranda, le festival contribue activement au dynamisme culturel régional.

Il permet de :

  • Valoriser le talent des étudiants en cinéma et en arts visuels;

  • Encourager la persévérance artistique et l’ambition professionnelle;

  • Favoriser les échanges entre créateurs, artisans et public;

  • Stimuler la vie culturelle et économique locale.

la vision est claire : devenir un tremplin pour la prochaine génération d’artistes québécois et un rendez-vous culturel incontournable en région.

Mais maintenant, une question se pose :

Est-ce que cette mission est réellement réussie?

Et pour y répondre, j’ai eu la chance de m’entretenir directement avec Jacob Châteauvert, fondateur et directeur général du Festival FARE. ( Et comme je ne suis pas un chien, j’ai aussi inclus dans cette interview le co-directeur de l’événement, Ian-Thomas Coulombe! )


Entrevue avec le directeur et le co-directeur:

Papathony :

Donc les gars, merci énormément, premièrement. Comme je l’ai écrit dans ma review, c’est avec un énorme merci que je vous remercie de m’avoir permis de participer à cette première édition du festival. Comme on pouvait le lire sur votre site Web, vous aviez notamment pour mission d’être un tremplin pour la relève artistique et de créer un événement qui pourrait perdurer dans le temps. Est-ce qu’aujourd’hui, vous pouvez dire que cette mission est réussie pour vous?

Directeur et co-directeur :

Je pense que oui. J’ai l’impression que les gens sont venus justement pour découvrir les jeunes artistes et qu’ils étaient intéressés à ça. On a eu beaucoup de beaux commentaires sur les projections de longs métrages et les courts métrages, puis également sur les œuvres présentées et les spectacles de musique. C’était la même chose du côté des artistes. On avait aussi pris certains artistes un peu plus « connus » pour attirer des gens, des artistes qui étaient peut-être moins en lien direct avec la relève étudiante, mais plus des artistes émergents. On a eu beaucoup de bons retours, donc personnellement, j’ai le sentiment qu’on a réussi à atteindre notre objectif.

Papathony :

Puis… on va se le dire : trois jours comme ça, trois jours très intensifs, j’imagine que ça a été assez intense pour vous et pour votre équipe. Est-ce qu’il y a eu des défis ou des imprévus où vous vous êtes dit : « Oh my God, je ne m’attendais clairement pas à vivre ça! »? Des situations qui vous ont finalement permis d’aller de l’avant, de vous améliorer pour le futur, etc.?

Directeur et co-directeur :

Il y a eu des petits défis et des imprévus auxquels on ne s’attendait pas, puis qu’on a réussi à régler rapidement grâce à l’aide de notre équipe. On est assez chanceux d’avoir une équipe, on va dire assez réduite, mais très impliquée et investie. Tout le monde avait autant l’envie que le plaisir d’être là. Il y a donc eu beaucoup d’imprévus de dernière minute, mais on a été capables de les régler rapidement au final.

Papathony :

Est-ce qu’on peut dire qu’on va revoir le festival l’année prochaine? Et si oui, est-ce que vous avez déjà pensé à l’amener plus loin? Est-ce que vous pensez rester dans la même organisation, ou essayer quelque chose de différent?

Directeur et co-directeur :

Vu que c’est compliqué de faire ça à cette échelle, pour une deuxième édition, si on en refait une, ça ne sera peut-être pas nécessairement plus gros, mais ça va sûrement être au même niveau, je pense.

Papathony :

Au moins le même niveau!

Directeur et co-directeur :

(rires)

Oui! Puis on aimerait que ce soit mieux, mais pas nécessairement plus gros. Mieux, dans le sens où ce serait peut-être moins à la dernière minute. parce que dans ces trois jours-là, vraiment, quand on parle d’imprévus réglés à la dernière minute, mon collègue — ici, le co-directeur parle du directeur — a été formidable et a fait une performance olympique! Mais tu sais, même si on restait au même niveau, on aimerait peut-être amener des formes d’art qu’on n’a pas été capables d’intégrer cette année. Peut-être du théâtre, peut-être de la danse ou d’autres choses du genre qu’on n’a pas pu avoir cette année.Mais sans nous rajouter trop de poids sur les épaules. On aimerait être capables de faire ça dans les prochaines années. Encore une fois, si on est capables de faire d’autres festivals comme celui-ci, on serait super heureux de le faire.

Papathony :

Franchement, je vous le souhaite! Pour avoir vu ça, pour avoir vu votre dévouement et vraiment l’implication de gens qui sont là pour l’art et pour faire vivre tout ça, je trouve ça vraiment fort et impressionnant. Surtout qu’on va se le dire : vous êtes jeunes. Et c’est rare qu’on trouve des jeunes autant impliqués dans un projet de cette ampleur. Donc, félicitations à vous deux!

Je vous souhaite vraiment le meilleur et j’espère être présent pour la prochaine édition, si jamais il y a lieu, comme vous l’avez dit. Mais on l’espère! Et je pense que tout le monde, en général, va espérer vous revoir l’année prochaine.


Vendredi soir : Moondown et Juliu$ — La relève du rap:

Parlons maintenant de l’événement du vendredi 11 septembre 2026.

Comme je l’ai mentionné plus haut, j’ai eu quelques imprévus qui m’ont empêché d’assister à tout ce qui était prévu cette journée-là. J’ai toutefois pu être présent pour le spectacle de 22 h de Moondown et Juliu$, et honnêtement, je n’ai pas été déçu.

Moondown:

Commençons par Moondown. Comment vous décrire ce personnage? Je vais vous mettre sa photo de profil Apple Music ici. Ça va vous mettre dans l’bain :

Comme vous pouvez le voir, on est clairement sur quelque chose de décalé, d’explosif et qui ne cherche pas nécessairement à rentrer dans une case!

Je vais être honnête : au départ, je n’étais pas nécessairement un grand fan. Le style « new gen » du rap ne m’attirait pas plus qu’il faut. Puis, à force d’aller voir quelques concerts — dont celui-ci —, j’ai fini par arrêter de faire mon boomer et par vraiment écouter ce qui se faisait. Je ne sais pas si c’est le cannabis ou si j’ai simplement arrêté d’être aigri, mais j’ai compris quelque chose :

Le rap new gen reprend énormément d’éléments de ce qui se faisait à l’époque où le hip-hop explosait, mais avec les préoccupations et les réalités d’aujourd’hui.

Les façons de mettre en lumière certains problèmes sont encore très similaires à celles des générations précédentes. Cependant, les mœurs ont changé, les codes ont évolué et une nouvelle génération d’artistes s’est approprié le genre pour en faire quelque chose qui lui ressemble. Et c’est justement ce que je trouve intéressant avec Moondown. Pour le moment, l’artiste semble surtout être dans une période d’expérimentation et de plaisir, comme il me l’a expliqué lui-même durant notre entrevue :

« En ce moment, je me fais pas mal juste du fun, j’expérimente. Mais le premier projet qui va arriver, ça va être quelque chose. »

Et honnêtement, c’est probablement ce que j’ai le plus hâte de voir :

Jusqu’où cette expérimentation va mener.

Mais Moondown ne s’est pas arrêté là:

Pour terminer notre entrevue, l’artiste a livré une des punchlines les plus humblement motivantes que j’ai entendues :

« J’encourage tout le monde qui est capable de faire quelque chose — que ce soit de la peinture, du cinéma, de la musique, de la sculpture, peu importe. Si t’es capable de faire de quoi avec tes mains, fais-le. Just do it! »

Et ça, franchement…

Respect absolu!

Juliu$:

Passons maintenant à Juliu$, Contrairement à Moondown, je connaissais déjà un peu Juliu$ grâce à certains Reels et TikToks. Musicalement, on reste dans un univers assez proche de celui de Moondown.

( D’ailleurs, les deux artistes étaient présents sur scène ensemble afin de présenter leurs deux univers, mais aussi de se soutenir mutuellement ).

Et c’est justement cette complicité qui donnait une belle vibe au spectacle. De son côté, Juliu$ possède déjà quelques albums et projets à son actif, dont son dernier projet, GOD BLE$$ GOSU. Après quelques écoutes, j’avais personnellement l’impression que le projet était beaucoup plus mature que ses anciennes productions. Mais lorsque je lui ai posé la question, il m’a expliqué une réalité complètement différente derrière cet album :

« Dans le fond, c’est des archives. C’est des tunes qui vont de 2023 à genre 2025. C’est un gros projet d’archives. Il y a souvent des artistes qui font ça, de dropper toutes les leftovers. C’était tout ce que j’en avais. J’en ai encore sûrement, peut-être un volume 2. Mais ouais, ça, c’était une tape d’archives. »

Et finalement, je trouve ça encore plus intéressant. Parce que même si GOD BLE$$ GOSU est, à la base, une compilation d’archives, on peut tout de même constater l’évolution de l’artiste à travers ses différents projets. Une relève à surveiller!

En bref, Moondown et Juliu$ sont deux jeunes artistes avec un potentiel qui, selon moi, mérite d’être surveillé. Je vous encourage donc, comme d’habitude, à aller explorer leurs plateformes, à écouter leur musique et surtout à aller les voir en show s’ils passent dans votre ville. Peut-être que, comme moi au début, vous n’accrocherez pas nécessairement immédiatement au style. Mais je peux vous garantir une chose : ils sont capables de vous faire changer d’avis et, surtout, de vous donner une vision beaucoup plus large de ce qu’est la nouvelle génération du rap québécois.

Pour ceux qui sont intéressés, voici d’ailleurs l’entrevue complète que j’ai eu la chance de réaliser avec les boys :

Papathony :

Les boys, merci énormément d’avoir participé au festival et merci d’être là. J’espère que vous avez aimé votre prestation à Rouyn-Noranda?

Moondown :

C’était débile! C’était notre première fois ici.

Papathony :

C’est ce que j’ai entendu! Juliu$, tu me disais que vous aviez fait sept heures de route?

Juliu$ :

On a fait environ 7 h 15 à 7 h 30 de route. C’était de beaux paysages!

Papathony :

C’est vrais que c'est beau! On a des méchants beaux paysages par ici. Parlons du Festival FARE.On sait que c’est un festival qui met beaucoup l’accent sur la relève. Qu’est-ce que ça vous fait de vous considérer comme la relève du rap québécois, si on peut le dire comme ça?

Moondown :

Écoute, c’est une très bonne question parce que, si tu dis automatiquement que t’es de la relève, à mon avis, t’es pas nécessairement « la relève ». Tout se passe organiquement et naturellement.Si tu fais de la bonne musique, le monde va aller écouter.

Juliu$ :

C’est comme ça pour moi la catégorie « relève ». Ça veut dire que t’es un artiste qui vient de la relève, mais si personne écoute nécessairement ce que tu fais... T’es un peu Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Mais oui, on est extrêmement flattés d’avoir été choisis par le festival. Sérieux, c’était une opportunité de fou. Ça me pousse juste à continuer encore plus. Quand on nous qualifie de « relève », moi, ça fait quasiment cinq ans que je travaille sur la musique. Ça me pousse juste à continuer un peu plus fort. C’est malade.

Papathony :

Quand on parle de toucher à la musique, est-ce que vous prévoyez faire ça dans la vie ou vous avez d’autres projets ou emplois à côté?

Juliu$ :

Moi, si je peux faire de la musique mon travail et juste vivre de ça… je pense qu’on essaie tous d’avoir des projets parallèles parce que la musique et l’art en général, c’est tough de vivre de ça et d’avoir un train de vie avec ça. Mais si je peux faire ça de ma vie, je me plaindrai jamais. C’est mon rêve.

Ville, c’est quoi ton avis là-dessus?

prodville beat-maker:

Moi, je suis vraiment heureux depuis que j’ai commencé à sentir que je suis vraiment moi-même quand je suis en train de faire de la musique. C’est à ce moment-là que je laisse mon cœur aller. C’est comme ça que j’ai commencé à connecter avec Moondown. Je me sens à ma place ici avec eux, pour vrai. Je suis vraiment fier d’être à cette place-là. Je pense que le futur nous attend avec vraiment de belles choses. Puis ces deux-là ( moondown et juliu$ ) c’est vraiment le futur du rap. Eux autres, ils savent comment faire, puis ils font juste continuer. Le monde le sait. je pense que le monde est au courant quand c’est eux autres qui s’en viennent.

Papathony :

En parlant de ça, y a-tu un aspect de la popularité qui vous ferait peur, autant dans le futur que présentement? on parle souvent du syndrome de l’imposteur. Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous frappe particulièrement par rapport à ce milieu-là?

Moondown :

Pas vraiment, d’une certaine manière. Moi, je fais de la musique depuis que j’ai 11 ans. Quand je pense à la musique, je vois vraiment la musique. Je vois pas nécessairement les trucs à côté. À soir, c’est le premier show de tout l’été que j’ai réellement pris le temps de préparer. Mais tu sais, je m’en foutais un peu du nombre de personnes qui allaient être là. J’étais juste content d’avoir Ville, de faire un show avec mes amis. Mettons Ville, ça fait un an qu’on se parle et on se rencontre en fait pour la première fois dans la ville, à Rouyn-Noranda. C’est un gars qui a beaucoup supporté ma musique, puis j’aime ce qu’il fait aussi. Je suis juste content de pouvoir collaborer avec ces gens-là et de pouvoir le présenter à des gens.

Juliu$ :

Il n’y a pas vraiment d’histoire de popularité ou whatever. On n’est pas juste là pour faire « wow ». L’important, le plus important, c’est la musique. Les supporters, les shows et tout ça, c’est du bonus. L’important, c’est : est-ce que t’es fier de ce que tu fais? Est-ce que c’est toi-même? Ce qui me ferait le plus peur si je devenais méga populaire un jour, ce serait plus de travestir ma musique pour que ça sonne comme quelque chose qui va marcher. Il faut que tu sois droit dans tes bottes. Sois honnête, puis fais ce que t’aimes faire. À date, pour moi, c’est ce qui a le mieux fonctionné. Des fois, juste, la montée est plus longue, mais il y en a qui se crashent bien plus rapidement que d’autres. Fais ce que t’aimes, puis ne te trahis pas toi-même.

Papathony :

Je trouve ça cool que tu ailles dans cette direction-là parce qu’on va parler de toi, Juliu$, et de ton dernier album. Pour vrai, j’ai un peu écouté ce que tu faisais autant avant qu’aujourd’hui avec ton dernier album. Je trouve vraiment que, sur ce projet-là, tu as su garder ce qui fait de toi ce que tu es, dans le fond, l’artiste que t’es. Mais j’ai trouvé le projet un peu plus mature, plus axé sur la maturité. On part de Opération Beurre de Pinotte pour arriver à ton dernier album. Je trouve qu’il y a eu une belle amélioration, mais en même temps, tu as su garder ce qui faisait de toi ce que tu étais au tout début. On dirait que tu as apporté une touche de maturité dans tout ça. C’est quand même un gros projet. Je ne l’ai pas tout écouté en entier, mais on se comprend!

Juliu$ :

Dans le fond, c’est des archives. C’est des tunes qui vont de 2023 à genre 2025. C’est un gros projet d’archives. Il y a souvent des artistes qui font ça, de dropper toutes les leftovers. C’était tout ce que j’en avais. J’en ai encore sûrement, peut-être un volume 2. Mais ouais, ça, c’était une tape d’archives.

Papathony :

Et toi, de ton côté, Moondown, on se le cachera pas, t’as pas vraiment d’album encore de fait. Est-ce que c’est un projet qui s’en vient? Est-ce que c’est quelque chose auquel tu penses?

Moondown :

Oui. En fait, j’ai droppé un projet sur SoundCloud. Mais mon prochain projet qui va arriver, ça va être vraiment quelque chose de très construit, avec un concept. En ce moment, je me fais pas mal juste du fun, j’expérimente. Mais le premier projet qui va arriver, ça va être quelque chose.

Papathony :

Cool. Ben merci les gars. Merci de votre temps, sérieusement. Continuez comme ça. je pense que vous avez du gros potentiel. Puis vraiment, on parle d’un milieu musical qui est très marginal, si je peux dire ça comme ça. Mais avec l’effervescence qui s’en vient, je pense que vous donnez justement de l’espoir à d’autres de faire un peu ce que vous faites. Comme tu disais tantôt, ça fait cinq ans que tu travailles dans la musique, même plus que ça, je pense que tu disais.

Juliu$ :

Depuis 2022-2023, oui.

Papathony :

Je pense que vous donnez en masse l’espoir à ceux qui veulent réussir, qui veulent faire un peu comme vous et se lancer là-dedans.

Moondown :

J’encourage tout le monde qui est capable de faire quelque chose — que ce soit de la peinture, du cinéma, de la musique, de la sculpture, peu importe.

Si t’es capable de faire de quoi avec tes mains, fais-le.

Just do it!

Encore une fois, merci énormément à Moondown, Juliu$ et Ville pour leur temps, leur énergie et leur participation au festival!


Samedi — Les courts métrages:

Bon, là, on s’attaque à de quoi de très gros!

Samedi 12 septembre 2026, j’ai eu droit à des courts et longs métrages, ainsi qu’à deux spectacles d’artistes de la relève, encore une fois, mais cette fois-ci dans une vibe complètement différente. Comme je l’ai dit plus haut, si je ne veux pas que cette review prenne deux ans de votre vie à être lue, je vais parler des courts métrages qui m’ont le plus marqué:

Perte de temps:

On va commencer avec Perte de temps, qui ne durait que 30 secondes.

Vous allez sûrement me dire :

« Wow, 30 secondes t’ont marqué? Je t’imagine pas au… »

Bon, laissons les blagues pour adultes et allons directement au but.

Oui, Perte de temps est un très, très court métrage d’animation, mais son message est tellement fort.

On est tellement toujours pris dans notre quotidien, qui va à mille à l’heure, qu’on finit parfois par s’oublier. Et, en supplément, on ignore nos démons intérieurs. C’est un message fort qui nous demande, en seulement 30 secondes, de prendre le temps, parfois, de se poser. De plus, c’est animé d’une façon quasi chirurgicale.

Franchement, un coup de cœur!

Cavalier:

Ensuite, il y a eu Cavalier, un court métrage qui mériterait clairement tellement plus. Cavalier nous plonge dans l’horreur que certains anciens combattants peuvent vivre, le tout avec des images brutes et sans censure de la guerre. Le court métrage touche aussi à quelque chose de très sensible : le monde des motards. Outre le fait d’être perçus comme des criminels endurcis dans le collectif public, le court métrage nous démontre une toute autre facette de ce milieu : des gens qui souffrent ou qui ont souffert, de la vulnérabilité et de la fraternité. De quoi balayer d’un simple revers de la main plusieurs des clichés que les gens peuvent avoir sur ce milieu. Le tout se conclut par un message criant de vérité :

À qui profitent réellement les guerres?

Frère:

Et pour finir, j’ai aussi beaucoup accroché à Frère. C’est en fait un court métrage qui fait office, en même temps, de backstage et de making-of d’une pièce de théâtre du même nom.

Pourquoi est-ce que ça m’a autant percuté?

Parce qu’on sent vraiment l’amour que la personne a mis dans son court métrage pour le théâtre. À une époque où tout devient numérique et où les réseaux sociaux peuvent propulser des carrières, je crois que des gens qui font ce type de « film » pourraient tout aussi bien le distribuer sur les réseaux. Ainsi, grâce à son image et à ses beaux moments, il pourrait encourager davantage de gens à aller au théâtre ou au cinéma.

Et ça, je trouve ça beau.


Les longs métrages:

Ensuite, parlons des deux longs métrages :

L’eau chaude, l’eau frette et Chien de garde.

Une petite pause commanditée par SoundGood:

Avant de plonger dans les deux films, petite pause pour remercier un partenaire qui m’accompagne dans cette review :

Cette review est boostée par SoundGood. SoundGood, la qualité québécoise.

SoundGood m’a permis de découvrir leurs écouteurs SG Sessions, qui sont vraiment pratiques lorsqu’on veut profiter d’un film ou de sa musique sans nécessairement déranger tout le voisinage.

Parce que oui, regarder un film à fond la caisse à 1 h du matin dans un bloc appartement… c’est peut-être pas la meilleure idée du siècle! 😂

Merci donc à SoundGood pour leur soutien et pour permettre à Papathony de continuer à découvrir et à partager toujours plus de contenu artistique avec vous.


L’eau chaude, l’eau frette : une comédie… pas comme les autres!


Avant de vous donner mon avis, c’est quoi, L’eau chaude, l’eau frette?

Dans un quartier populaire, pendant qu’on organise une fête pour l’usurier du coin, des adolescents complotent un assassinat. À l’angle de Saint-Denis et Rachel, sur « la plus belle terrasse de l’est de Montréal », l’endroit devient le théâtre idéal d’un festin complètement délirant où toutes les tensions qui traversent ce milieu marginal finissent par éclater. L’eau chaude, l’eau frette est une véritable poésie de la cruauté, une célébration de l’anarchie où amis et ennemis se retrouvent attablés sur la terrasse d’une maison de chambres de la rue Saint-Denis pour célébrer le 43e anniversaire de Polo. Chacun profite de cette grande réunion pour régler ses comptes et laver son linge sale en public. Le film se termine sur une note à la fois amère et triste, alors que tous sont échaudés et éconduits sans ménagement, le tout dans une grande finale qui laisse présager des lendemains qui déchantent.

Et j’en ai pensé quoi?

L’eau chaude, l’eau frette, le long métrage de monsieur André Forcier, est de loin la meilleure comédie dramatique que j’ai vue de ma vie! Tourné en 1975, cela ajoute un charme unique à l’image du film : un mélange de nostalgie et de regret d’un temps passé où, certes, il y avait des misères, mais où tout paraissait plus simple… Sûrement parce que les gens étaient encore des gens.

Mais bref, je m’égare!

Revenons au film!

L’humour de celui-ci ne passerait probablement plus de la même façon en 2026… mais ai-je ri?

Oh que oui! Et énormément! Je trouve vraiment que le côté spontané et non linéaire du film nous plonge encore davantage dans l’univers des comédiens et de leurs personnages. L’histoire est aussi criante de vérité, autant sur notre époque que sur celle dans laquelle le film a été tourné. Certes, ce n’est pas un long métrage parfaitement maîtrisé — et même le réalisateur lui-même avoue qu’il aimerait changer certaines scènes —, mais je trouve que son humour, sa façon de tourner et son histoire globale n’ont absolument rien à envier aux grandes comédies québécoises d’aujourd’hui. Ces dernières sont, certes, très bonnes — ou du moins correctes pour certaines —, mais je trouve qu’elles sont parfois trop « lichées » et trop linéaires dans leur façon de tenter de nous faire rire. Et surtout, en tant qu’amateur d’humour noir, je trouve qu’on n’ose plus assez comme on pouvait le faire avant. Aujourd’hui, il suffit parfois de peu pour que quelqu’un se sente offensé, sans même prendre le temps de chercher le deuxième, voire le troisième degré d’une œuvre. Tout est parfois pris au premier degré.

C’est justement ce que j’aime dans L’eau chaude, l’eau frette : cette liberté, cette spontanéité et cette capacité à nous faire rire tout en nous montrant quelque chose de profondément humain.

Un dernier mot pour monsieur Forcier:

Cher monsieur Forcier, je n’ai pas pu vous interviewer, mais je peux vous dire une chose :

Bravo. Vous avez de quoi être fier!

Un énorme 10/10!


Chien de garde : quand la famille devient toxique.


Finalement, parlons de Chien de garde:

Écrit et réalisé par Sophie Dupuis, Chien de garde raconte l’histoire d’une famille extrêmement fusionnelle, où les relations sont aussi fortes que toxiques. Au milieu de tout ça, on retrouve J-P, qui tente de garder un certain équilibre pour lui-même, tout en essayant de prendre soin de tout le monde autour de lui… jusqu’à ce que les choses finissent par dégénérer.

Pour Sophie Dupuis, Chien de garde n’est pas simplement un scénario qu’elle avait envie de mettre en images. Les sujets abordés, les personnes et les situations viennent en grande partie d’elle-même et de ce qu’elle observe autour d’elle. Tout ça est intimement lié à sa démarche artistique. Le film demeure rough, violent et profondément humain, mais il laisse aussi une grande place à l’humour. Le personnage de Vincent, le frère de J-P, apporte notamment une touche très comique à l’ensemble. Et c’est justement ce contraste qui fonctionne : les personnages vivent des choses extrêmement difficiles, mais ils restent liés par l’amour, la tendresse et cette impression d’être prisonniers les uns des autres. Sophie m’a d’ailleurs expliqué qu’elle avait hâte de voir comment tout cela allait ressortir au montage. Et justement, pour faire changement, quoi de mieux pour vous faire comprendre ce que j’ai pensé du film que de vous partager l’entrevue que j’ai eu la chance de réaliser avec cette grande cinéaste?

( Attention, âme sensible. Papa Thony n’a pas eu la vie facile pendant cette entrevue… et vous allez comprendre pourquoi en la lisant ).


Entrevue avec Sophie Dupuis:

Papathony:

Je vais commencer par la première question qui me vient en tête. Quand je vois ton long métrage, qui est un drame — et on ne sort pas ça souvent au Québec —, est-ce que tu penses que c’est quelque chose de plus difficile à faire? Parce qu’on ne va pas se mentir : on ne voit pas souvent ce genre de films dans les cinémas québécois.

Sophie Dupuis:

Ah oui? Tu penses que c’est compliqué?

Papathony:

Oui...  Ben On ne voit pas beaucoup de drames québécois, surtout au cinéma.

Sophie Dupuis:

On nous reproche un peu ça, quand même, de faire des films un peu trop « dark », des fois. Mais  tu veux dire face aux institutions, pour réussir à se faire financer et réussir à le faire?…

Papathony:

Ben Tu sais, au cinéma, quand un film québécois sort, on va voir des petits drames de temps en temps, mais ce qu’on voit surtout, ce sont souvent des comédies. C’est rare qu’on va voir quelque chose qui va aussi loin dans le drame, l’horreur ou des sujets comme ça.

Sophie Dupuis:

C’est quelque chose qu’ils recherchent beaucoup, en fait : financer des films de genre, ou surtout des films avec une vision d’artistes qui ont une vision un peu différente.Je pense qu’ils ont vu, dans Chien de garde, quelque chose d’assez brut. Je ne veux pas dire « nouveau », ça fait un peu… Ça me fait penser un petit peu Bonne… [rire], mais je veux dire dans le sens où je pense qu’ils sentaient qu’il y avait quelque chose sur lequel il fallait faire la lumière, peut-être, dans le scénario.

Je pense qu’il fallait avoir un peu de « guts » pour faire ça. Moi, aujourd’hui, je ne referais pas ce film-là, parce que je pense que je n’aurais pas assez de courage. Mais quand j’étais plus jeune, j’en avais assez pour dire : « On tourne des scènes de même, puis on a un personnage comme ça, puis on ne le diminue pas. Puis on n’a pas peur d’en faire trop. » D’ailleurs, je cherche peut-être à retrouver cet élan-là, plus brut, que j’avais quand j’étais plus jeune. Maintenant, on dirait que je calcule plus les choses. Je suis un petit peu plus… Mais je ne pense pas que ce soit nécessairement difficile.

Je pense que maintenant, faire des films, juste faire des films, c’est difficile. Tout coûte tellement cher. Les budgets… On a besoin de budgets énormes. Et c’est ça, la culture : la culture a les moyens qu’elle a. Ensuite, on essaie de faire notre possible avec ça. Je pense que le petit miracle, finalement, c’est surtout de réussir à faire un film plus qu’autre chose, présentement.

Papathony

Tu sais, on parlait justement du sujet du film, qui était quand même assez lourd. C’est rare qu’on va voir ça. Est-ce qu’il y a d’autres sujets comme ça qui te viendraient à l’esprit pour plus tard? Des sujets qui pourraient t’inspirer autant?

Sophie Dupuis

Présentement, en fait, je suis en train d’écrire mon prochain long métrage. Ça va peut-être être plus dans cette veine-là, qui va retrouver une forme de… d’élan, de violence, autrement. C’est plus comme, peut-être, la violence de la société envers quelqu’un, qui fait que tu es complètement écrasé et presque soumis à un système qui ne te veut pas du bien, finalement. Mon intention, c’est quand même de me reconnecter avec mon intuition de Chien de garde. Je suis contente de l’avoir revu aujourd’hui, justement, parce que je suis en train d’écrire ce film-là. Je veux retrouver aussi une caméra un peu similaire, puis un son qui t’agresse presque.

Papathony les yeux rayonants:

Si je peux te proposer une personne de référence, en fait… Je pense qu’en regardant autant ton film que tout le reste, franchement, je ne sais pas si tu connais Souldia, le rappeur québécois de Limoilou? Franchement, je pense que ça pourrait être vraiment intéressant si tu l’approchais, parce que je l’entends dans ses tracks parler du fait que, plus tard, il aimerait peut-être faire du cinéma. Il a aussi fait quelques sketchs à gauche et à droite. Je pense que c’est un gars qui a énormément de résilience. Il sait énormément ce que c’est, comme tu le disais tantôt, d’être opprimé.

Bref, je pense que ça pourrait être une très belle option. Puis franchement, je voulais te dire félicitations pour ton long métrage, parce que ça m’a replongé moi-même dans ce que tu disais tantôt : il y a plusieurs personnes qui sont revenues te voir après avoir vu ton film. Moi, j’ai grandi, si on peut dire ça comme ça, malheureusement, avec des gens comme ça. J’ai dû m’en séparer. Et Mon meilleur ami s’est suicidé à cause de ça, justement... ouf...

[Moment de grande émotion. Papathony a les larmes aux yeux et peine à poursuivre. Sophie tente, avec beaucoup d’empathie, de l’aider à reprendre le fil de l’entrevue. Papathony réussit finalement à reprendre ses esprits, non sans difficulté.]

Ça m’a vraiment replongé dans ces émotions-là… Puis franchement, merci. c’est dur, mais il faut mettre ces gens-là en lumière. Parce que ces gens-là, ce ne sont pas juste des criminels. Il y en a plein qui voient ça dans la vie de tous les jours et qui se disent : 
« Ce sont des criminels. »

Mais on le voit dans ton long métrage : c’est vraiment autre chose. Tu les amènes beaucoup plus loin. En fait, tu amènes ces gens-là — et mon ami, malheureusement décédé à cause du milieu de la rue — beaucoup plus loin.

Alors merci!

Sophie Dupuis

Merci…

[Sophie répond avec émotion.]

Je voulais montrer une famille qui est prisonnière, en fait, de ça, mais qui s’aime aussi. C’est ça aussi : ils savent, ils sont maladroits, puis ils font les choses tout croches, mais ils s’aiment.

Après, on a continué à jaser encore un peu. Merci, Sophie, pour ton temps et pour m’avoir permis de réaliser cette belle entrevue, remplie d’émotions. Oui, j’ai détesté l’émotion qui est ressortie pendant le visionnement de ton long métrage. Parce que même après dix ans…

J’m’ennuie de toé, mon chum... ( 1998-2016 ).

Mais si je devais te donner une note, ce ne serait pas 10/10.

Ce serait 100/10.

Parce que Chien de garde, ce n’est pas simplement un film que j’ai regardé. C’est un film qui m’a ramené quelque part où je n’avais pas nécessairement envie de retourner.

Et malgré tout…

Je suis content d’avoir vu ton art. Et ta façon de faire ira loin, j’en suis sûr!


Maintenant, party!


Bon, lâchons la nostalgie et allons plutôt dans le monde de la musique avec les deux shows que j’ai eu la chance d’assister : Belle Promesse, un band de ma ville rebelle, et Roselle, une découverte musicale assez surprenante!

Belle Promesse : une véritable dose de good vibes:


Parlons premièrement de Belle Promesse, qui ont ouvert le bal pour Roselle. Malgré quelques problèmes techniques et, soi-disant, une malédiction du band (vous comprendrez dans l’interview!), le groupe a livré une belle performance remplie d’humour, d’autodérision et, surtout, d’un professionnalisme hors pair.

Comment vous décrire ce band?

Simplement :

Les Beatles version québécoise! Une belle vibe rétro rock/pop nostalgique qui fait du bien. Un réel good vibe band! Sur scène, le groupe donne l’impression d’être une gang d’amis qui joue non pas pour devenir famous, mais simplement pour passer un bon moment et faire vivre leur vibe aux gens présents.

Leur EP, Ça promet — que j’écoute maintenant en boucle —, fait chaud au cœur et s’incruste parfaitement dans n’importe quelle playlist. C’est le genre de musique qui peut littéralement vous faire passer d’une journée de marde à :

« WOW! J’adore la vie! »

en une fraction de seconde. Et comme promis, voici mon entrevue avec le band.

Vous allez vite comprendre que le good vibe est vraiment présent!

Papathony :

Bon, je vais commencer par vous dire félicitations, premièrement, pour votre spectacle. C’était vraiment un très, très bon show! J’espère que vous avez aimé votre passage au festival?

Le band, unanimement :

Oui! C’était un super show, une belle vibe, une belle foule. On a vraiment trippé!

Papathony :

Je posais la question aux artistes avant vous : ça fait quoi, pour vous, d’être nommés parmi la relève?Parce qu’on ne va pas se mentir, le festival est justement là pour ça : mettre de l’avant la relève musicale. Ça vous fait quoi, en tant que band, de vous dire : « Wow, on fait partie de la relève »?

Belle Promesse :

Ben, évidemment, c’est vraiment le fun! C’est aussi beaucoup d’opportunités. Tu sais, on émerge et, finalement, pour tout le monde dans notre band, c’est nouveau. Ça ouvre beaucoup d’opportunités, c’est ce que je dirais. Puis voilà, je dirais que c’est le fun de se faire reconnaître en tant que relève à Rouyn. Des fois, c’est plus difficile… mais c’est le fun parce qu’on se connaît, c’est nos chums. On est un peu tous bien liés. On connaît autant les gens qui organisent ce festival et nous, en tant que band ont es tous proches aussi.

Papathony :

Puis justement, je vous posais la question : quand on parle d’artistes de la relève, on parle aussi d’artistes émergents. Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous stresse ou qui vous fait peur par rapport au succès? Parce qu’on ne va pas se mentir, on parle beaucoup du syndrome de l’imposteur. Vous êtes un band, donc il faut aussi que vous restiez soudés. Est-ce qu’il y a quelque chose là-dedans qui vous fait quand même un petit quelque chose?

Belle Promesse :

Ben, tu sais, c’est sûr qu’on est un band, mais les membres du band sont tous bien éduqués musicalement et on a une bonne chimie ensemble. Honnêtement, moi, en tant que chanteur principal, j’ai l’impression que c’est peut-être un peu naïf de penser qu’on peut traverser vraiment toutes les tempêtes sans arrêt ensemble. Maisje dirais que peut-être qu’au niveau de la communication c'est un défi… De nos jours, pour un band indépendant, il faut que beaucoup de choses passent par la communication pour réussir. Donc voilà, je crois que tout le monde peut se mettre d’accord pour dire que c’est probablement notre plus gros défi : la communication. Mais ça se passe très bien à date.

Papathony :

Cool! Dernière question, parce que ça, ça m’a vraiment fait rire. Vous dites que votre batteur n’était pas présent ce soir, puis vous avez dit qu’à chaque fois qu’il n’est pas là, il arrive tout le temps un problème technique. Est-ce que c’est réellement vrai ou c’est juste une blague que vous avez improvisée?

Le band, encore une fois unanime :

C’est vrai! (rires).

C’est épouvantable, c’est une malédiction! Cet été, on a fait cinq shows avec notre drummer, puis il me semble qu’il n’y a jamais eu de problème…

Une fois, on a fait sauter les breakers…

(Un des membres lâche cette remarque, ce qui nous fait tous rire.)

On a longtemps fonctionné sans drummer. Puis là, on a trouvé notre drummer, mais pendant qu’on avait notre formule avec des backing tracks, il y avait tout le temps un problème quelque part… Donc sans lui, oui, ça arrive toujours depuis! C’est épouvantable. Je crois que la technologie, parfois, c’est d’la marde! (rires)

Papathony :

Ben écoutez, sur ce, je vais conclure là-dessus.

Bonne soirée, premièrement! Amusez-vous et merci encore d’être venus. C’est vraiment le fun. J’espère vous revoir à Rouyn. J’espère aussi que vous allez faire d’autres shows et sortir des albums, parce que vous le méritez vraiment. Votre band, c’est quelque chose d’émergent, oui, mais c’est surtout quelque chose qui mérite d’être écouté. Franchement, j’encourage tout le monde à aller voir ce que vous faites!

Suite à ça, le band m’a remercié et nous sommes chacun partis de notre côté. Merci encore à Belle Promesse pour ce moment et, surtout, allez voir ce qu’ils font! Ils ont vraiment un énorme potentiel, et je suis convaincu qu’on n’a pas fini d’entendre parler d’eux!


Roselle : une artiste de la relève qui n’a pas fini de nous surprendre:


Passons maintenant au deuxième spectacle de cette soirée : Roselle.

Comment je décrirais l’artiste?

Humble, rayonnante, énergique, proche de ses fans et, surtout, très jolie!

Petite précision avant d’aller plus loin : oui, je la trouve franchement jolie, mais ça, c’est complètement mon avis personnel!

Et surtout, ce n’est vraiment pas un critère sur lequel je base ma critique.

Pour moi, l’apparence passe très loin derrière le talent, la musique, la présence sur scène et l’univers de l’artiste.

Donc prenez simplement ça comme mon appréciation personnelle, rien de plus!

Mais pour mieux vous présenter Roselle — et surtout pour faire changement —, j’ai décidé de mélanger certains éléments de notre entrevue à ma critique.

Parce qu’au-delà de sa musique, notre discussion m’a permis de découvrir plusieurs facettes vraiment intéressantes de l’artiste.

Une artiste de la relève qui assume pleinement sa place

Un premier élément qui ressort de notre entrevue, c’est que Roselle ne semble pas voir le terme « artiste de la relève » comme quelque chose de négatif ou comme une catégorie dont elle voudrait absolument sortir.

Au contraire, elle voit même un avantage au fait d’être encore relativement peu connue :

« Comme les gens nous connaissent pas, on peut créer plus facilement un effet de surprise. »

Je trouve ça intéressant parce qu’elle ne dit pas : « J’ai hâte de ne plus être une artiste de la relève. »

Elle dit plutôt : profitons de cette période où l’on peut encore surprendre les gens. Et elle ajoute quelque chose d’encore plus humain : selon elle, être dans la relève peut aussi devenir un exemple pour ceux qui commencent leur propre parcours. Ça démontre une certaine humilité, une conscience de son parcours et surtout une volonté d’encourager d’autres artistes. Une artiste qui ne pense pas uniquement à sa carrière Ça, je trouve que c’est probablement l’une des choses les plus intéressantes qui ressortent de notre discussion. Je lui pose une question sur elle, et elle finit par parler des gens qui organisent le festival! Elle prend spontanément le temps de souligner le travail de ceux qui créent de nouveaux événements et qui donnent de la place à la relève artistique.

Elle parle notamment d’une industrie qui peut parfois être « hermétique » et de l’importance de laisser de la place à ceux qui veulent faire les choses différemment.

Son discours ne se limite donc pas à : « Je suis contente d’être ici. » C’est davantage :

« Je suis contente d’être ici, mais je suis aussi contente que quelqu’un ait créé un endroit où des artistes comme moi peuvent exister. »

Et honnêtement, c’est une facette que je trouve vraiment intéressante à mettre en valeur. L'artiste a Une vision très terre-à-terre du succès, on retrouve probablement l’un des passages les plus révélateurs de son côté terre-à-terre. Je lui demande si l’idée que sa carrière puisse un jour « exploser » lui fait peur. Sa réponse est intéressante, parce qu’elle ne semble pas obsédée par cette idée. Elle explique notamment qu’elle est bien entourée, entre autres par son partenaire de vie, qui l’aide à garder les pieds sur terre. Mais surtout, elle dit quelque chose qui vient complètement casser la vision classique du succès :

« Même si ça explose pas, c’est correct aussi. »

Et elle enchaîne en expliquant qu’elle gagne sa vie avec sa musique et qu’elle a même acheté une maison grâce à celle-ci. Ça raconte énormément de choses sur sa vision de la réussite. Pour Roselle, réussir ne semble pas nécessairement vouloir dire devenir une immense vedette connue de tout le monde. Pouvoir vivre de sa musique et construire sa vie grâce à celle-ci représente déjà une réussite en soi. Et ça, je trouve ça franchement intéressant.

L'artiste a vu le succès de très près:

Un autre détail intéressant de notre discussion concerne son frère. Roselle explique que celui-ci a connu une véritable explosion de carrière. Elle a donc pu observer de très près ce que le succès peut apporter, mais également certaines des difficultés et des erreurs qui peuvent venir avec. Elle ne parle donc pas du succès uniquement comme quelqu’un qui l’imagine. Elle a déjà pu voir ce que ça peut faire à quelqu’un. Ça donne encore plus de contexte à ce qu’elle disait précédemment sur l’importance d’être bien entourée et de garder les pieds sur terre. Roselle explique également que notre définition du succès peut changer avec le temps. Et je trouve que ça cadre parfaitement avec le reste de son discours. Elle ne semble pas avoir une ligne d’arrivée précise où elle se dit :

« Quand je serai rendue là, j’aurai réussi. »

Sa définition de la réussite semble plutôt évoluer avec son parcours. Encore une fois, ça donne une image beaucoup moins axée sur la carrière à tout prix. 

Mais là où j’ai découvert une facette particulièrement intéressante de Roselle, c’est lorsque nous avons parlé de « Dis-moi que t’es OK ». Elle m’explique que la chanson était, à l’origine, destinée à quelqu’un qui ne fait plus partie de sa vie. Mais ce qui m’a surtout marqué, c’est lorsqu’elle me dit :

« Moi je suis très nostalgique. »

Elle explique qu’elle repense souvent aux personnes qui ont marqué sa vie, parfois même à des gens qu’elle n’a croisés qu’une seule fois, mais qui ont tout de même laissé une trace. Et surtout, elle dit qu’il y a toujours une place dans son cœur pour les personnes qui ont fait partie de sa vie, même si elles n’en font plus partie aujourd’hui. Et là, on dépasse complètement la simple information sur une chanson. On découvre la personne derrière celle-ci.

Pour moi, « Dis-moi que t’es OK » devient presque une fenêtre sur sa personnalité. Elle ne chante pas simplement à propos d’une personne qui a disparu de sa vie : elle semble conserver une place pour les gens qui l’ont marquée, même lorsque leurs chemins se sont séparés.

Et il y a un autre détail que j’ai trouvé particulièrement beau. Roselle m’explique que depuis la sortie de la chanson, l’interlocuteur change selon les jours. Un jour, elle peut penser à quelqu’un d’autre. Et certains jours, elle se chante même cette chanson à elle-même. C’est justement quelque chose que j’avais ressenti pendant son spectacle. En l’écoutant chanter « Dis-moi que t’es OK », j’avais cette impression très particulière que la chanson pouvait presque être interprétée comme une discussion de Roselle avec… Roselle.

Je lui ai donc posé directement la question pendant notre entrevue.

Dans la chanson, c’est ce que j’ai retenu le plus du spectacle. Peut-être que je me trompe, mais « Dis-moi que t’es OK », est-ce que, pour toi, ça parle aussi de toi-même? Comme si c’était de toi à toi, dans le fond?

Roselle :

C’est super intéressant, je suis très contente que tu en parles! Un petit peu tout le monde qui me parle de cette chanson-là dit qu’elle est plus douce, qu’elle passe un peu sous le radar. Cette chanson-là, à la base, parlait à quelqu’un. On peut l’identifier de plein de façons, mais c’est surtout pour parler à quelqu’un qui n’est plus dans notre vie, quelqu’un qui a marqué notre vie, mais qui n’en fait plus partie. Moi, je suis très nostalgique. C’est sûr que je repense souvent aux gens qui ont marqué ma vie. Des fois, ça peut être quelqu’un que j’ai vu une seule fois, mais qui m’a vraiment marquée. Il y a toujours une place dans mon cœur pour toutes les personnes qui ont fait partie de ma vie. C’est plus de se poser la question : est-ce que l’autre personne est OK, même si on ne se voit plus? Ça, c’est comme la prémisse de cette chanson-là. Mais je te dirais que depuis que je l’ai sortie, cette toune-là change d’interlocuteur à chaque jour, tout dépendamment d’où je suis rendue dans ma vie. Il y a des journées où je me l’offre à moi-même, cette chanson-là.

Et je trouve que cette réponse ajoute énormément de profondeur à la chanson:

« Dis-moi que t’es OK » n’est donc plus figée dans l’histoire qui l’a inspirée. Elle peut évoluer avec Roselle, avec son vécu et avec la personne qu’elle est devenue.

Dans notre discussion sur son identité queer, il y a également quelque chose que je trouvais important de conserver. Roselle ne se présente pas comme la personne la plus vulnérable de sa communauté. Elle reconnaît au contraire certains privilèges qu’elle peut avoir à l’intérieur de celle-ci. Elle explique ensuite que cela lui donne, selon elle, une certaine responsabilité : parler de réalités vécues par des personnes qui sont davantage vulnérables et prendre leur défense. Son identité n’est donc pas présentée uniquement comme une étiquette personnelle. Elle la rattache également à ce qu’elle souhaite défendre à travers sa musique. Roselle explique également qu’elle est politiquement engagée dans plusieurs de ses prises de parole et qu’elle aborde des sujets qu’elle considère comme tabous. Elle reconnaît quelque chose de très réaliste : certaines personnes seront dérangées, peu importe ce qu’on fait.

Ce qui ressort surtout, c’est qu’elle ne semble pas vouloir éviter certains sujets simplement pour plaire à tout le monde. Et ça permet de découvrir une autre facette de Roselle : une artiste qui utilise aussi sa musique pour défendre des choses qui lui tiennent à cœur.

Et musicalement?

Bon, maintenant qu’on a parlé de la personne derrière l’artiste, parlons de musique!

Je vais être très honnête avec vous :

Roselle, je la considère un peu comme la Madonna du Québec. Rien de moins! Son style électro-pop, psychédélique et sensuel possède quelque chose de vraiment unique. Et si je ne suis pas complètement dans le champ — Roselle, si tu lis ceci, confirme-moi ça en DM sur Instagram! —, son dernier album, Eau salée, possède lui aussi une identité très particulière. Tout semble tourner autour du thème de l’eau : la pochette, le titre de l’album et même la façon dont celui-ci a été mixé. Et je ne sais pas si vous allez comprendre ce que je veux dire, mais en l’écoutant, j’ai réellement eu l’impression d’être dans l’eau. Il y a quelque chose de très enveloppant dans la production, comme si les sons nous entouraient et nous plongeaient littéralement dans cet univers aquatique.

Bref, le meilleur moyen de comprendre ce que je veux dire, c’est simplement d’aller l’écouter!

Pour ma part, mon morceau préféré de l’album est « Dis-moi que t’es OK ». Et après l’avoir entendue en spectacle, je l’ai encore plus appréciée. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais il y avait une vibe vraiment particulière. Peut-être justement parce qu’après notre entrevue, je savais que cette chanson pouvait parfois être adressée à quelqu’un d’autre… ou à elle-même. Et en la regardant la chanter sur scène, j’ai eu cette impression qu’il y avait presque une conversation qui se déroulait directement dans ses yeux : comme si, pendant quelques instants, Roselle chantait cette chanson de Roselle à Roselle. Et maintenant que je connais l’histoire derrière celle-ci, je trouve ça encore plus beau.

En résumé:

Roselle est une artiste qui m’a vraiment surpris. Humble, énergique, proche de son public, nostalgique, engagée et surtout dotée d’un univers musical qui lui appartient. Entre sa vision très terre-à-terre du succès, son attachement aux personnes qui ont marqué sa vie et sa façon de transformer ses propres expériences en musique, on découvre une artiste qui a beaucoup plus à offrir qu’une simple belle présence sur scène.

Une artiste à surveiller de près.

Parce que quelque chose me dit que Roselle n’a pas fini de nous surprendre!


Dimanche 13 septembre — Dernière journée et remise des prix:

Bon.

Nous voilà déjà rendus au dimanche 13 septembre.

Et avant de vraiment conclure cette gigantesque review, il fallait évidemment parler de cette dernière journée du festival.

Les courts métrages:

Grosso modo, durant cette journée, plusieurs courts métrages ont été présentés par des artistes et étudiants en art qui ont directement participé à la création du festival. Et honnêtement, il y en a quelques-uns qui m’ont particulièrement touché. Notamment, le fameux court métrage Psychose. Malgré son humour très décalé et, disons-le, très, très, très absurde, il véhicule tout de même un message extrêmement important : L’alcool au volant, c’est dangereux et ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Donc, s’il vous plaît, ma gang de diables : si vous prévoyez prendre le char, évitez de boire.

Voilà!

Votre Papathony vous le demande!

Il y avait également un autre court métrage dont je ne me rappelle malheureusement plus le nom, qui abordait le transhumanisme ainsi que la violence faite aux femmes.

C’était un court métrage très ancré dans la société dans laquelle nous sommes en train de grandir. Et surtout, le message sur la violence faite aux femmes était particulièrement fort. C’est un message féministe, oui, mais qui, selon moi, ne tombe pas dans les clichés.Et franchement, ça m’a beaucoup plu!

La remise des prix:

Je suis également très heureux puisque cette journée était aussi celle de la remise des prix.

Et ce qui m’a particulièrement fait plaisir, c’est que les courts métrages que j’avais énormément appréciés ont tous remporté un prix!

Ça, je dois vous avouer que ça m’a fait sourire.

Je vais d’ailleurs vous mettre le lien juste ici si vous voulez aller voir directement qui a gagné, quelles œuvres ont été récompensées et quels prix ont été remis.

Je vous laisse aller découvrir tout ça!


En conclusion…

Encore une fois :

Merci au Festival FARE.

Ces trois jours ont été très, très intensifs. J’ai très peu dormi, j’ai beaucoup fêté, j’ai eu la chance incroyable d’interviewer des artistes qui vont probablement rester longtemps dans mes playlists et j’ai fait des découvertes absolument extraordinaires.

Alors, merci!

Et si jamais vous êtes organisateurs d’événements, que ce soit un festival, un spectacle ou n’importe quel autre événement, et que vous aimeriez que je sois présent pour couvrir le tout, c’est avec un énorme plaisir que je vais le faire. Parce que franchement, vivre une expérience comme celle-là, oui, la fatigue était présente.

Oui, ça a été demandant.

Oui, ça m’a pris trois jours pour écrire cette purée de review…

Mais est-ce que ça en valait la peine?

Absolument.

J’ai vécu énormément de beaux moments, j’ai fait de belles rencontres et, surtout, j’ai vécu une expérience qui va énormément m’aider à grandir et à améliorer mon contenu pour la suite.

Et promis, si je reviens couvrir un événement comme celui-là — ou si un autre festival décide de m’inviter —…

je vais emmener un putain de micro.

Parce que, oui, mes interviews étaient audibles…

Mais parfois, c’était l’enfer à réécouter et à  re écrire! 😂

Bref, ça a été un Cambodge total!

Donc oui :

promis, prochaine fois, j’amène un putain de micro.

Merci beaucoup, mes petits diables, d’avoir suivi cette énorme review jusqu’au bout.

Et surtout, merci au Festival FARE pour cette expérience.

Bonne fin de semaine, les diables! ❤️‍🔥

— Papathony, le Batman de l’art et de la culture!

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