film/movie: Leviticus
Hello, little devils! 😈
⚠️ Warning: this review contains spoilers! ⚠️
So, you have two choices: read this review before watching the movie and then watch it to form your own opinion, or watch the movie first and come back to read the review afterward.
The choice is yours!
This review is also available in English right after the French version.
Enjoy the read, little devils!
Leviticus (2026) – Le film qui m'a réellement traumatisé.
Sachez une chose : en tant que grand cinéphile de films d'horreur, très peu d'œuvres m'ont réellement traumatisé. Pourtant, Leviticus fait partie de cette infime catégorie.
⚠️ Attention, cette critique contient des spoilers! ⚠️
Vous avez donc deux choix : lire cette critique avant de voir le film, puis le découvrir ensuite pour vous faire votre propre avis, ou voir le film d’abord et revenir lire la critique après.
À vous de choisir!
Bonne lecture, les p’tits diables! 😈
Avant de parler du film, il faut toutefois comprendre une chose essentielle...
Pourquoi avons-nous peur?
L'être humain ressent la peur parce que son cerveau cherche constamment à le maintenir en vie.
Lorsqu'il perçoit un danger, qu'il soit réel ou imaginaire, il déclenche une véritable alarme qui nous pousse à adopter l'un de ces trois comportements :
Fuir;
Combattre;
Rester figé.
Aujourd'hui, le « danger » peut être un examen, une prise de parole en public ou même un film d'horreur. Pourtant, notre cerveau réagit presque comme si nous étions encore face à un prédateur, il y a des milliers d'années.
En une phrase :
La peur est un système d'alarme conçu pour augmenter nos chances de survie.
C'est également pour cette raison que nous craignons instinctivement les hauteurs, l'obscurité, les bruits soudains ou encore l'inconnu. Au cours de l'évolution humaine, ces situations représentaient de véritables menaces. Même si ce n'est plus toujours le cas aujourd'hui, notre cerveau a conservé ces mécanismes de protection.
Et c'est précisément ce que Leviticus exploite à la perfection.
Leviticus : Adrian Chiarella... je te hais!
Oui...
Je te hais.
Et vous allez rapidement comprendre pourquoi.
Qu'est-ce que Leviticus?
Avant de parler du film, une petite précision s'impose.
Leviticus est simplement le nom anglais du Livre du Lévitique, le troisième livre de la Bible.
Le mot « Lévitique » provient des Lévites, une tribu d'Israël chargée des fonctions religieuses et du service du Temple.
Ce choix de titre est loin d'être anodin lorsqu'on découvre les thèmes abordés par le film.
L'histoire (sans divulgâcher).
Leviticus est un film d'horreur psychologique australien réalisé par Adrian Chiarella, sorti en 2026.
Il raconte l'histoire de deux adolescents vivant dans une communauté religieuse isolée qui tentent d'échapper à une mystérieuse force maléfique.
D'une durée de 1 h 28, le film mélange habilement horreur psychologique, fantastique et une légère touche de romance.
La fin du film (Attention : spoilers).
La conclusion de Leviticus est volontairement ambiguë, mais son message est d'une puissance remarquable.
Naim et Ryan choisissent de partir ensemble. Ils comprennent qu'ils ne pourront probablement jamais faire disparaître la malédiction, mais refusent que la peur continue de dicter leur existence.
Le dernier plan laisse entendre que l'entité est toujours présente.
La menace ne disparaît donc jamais complètement.
Cependant, la véritable horreur ne réside pas dans cette créature.
L'entité représente la culpabilité, la honte et les traumatismes imposés par une société — ainsi que par une religion — qui condamnent leur orientation sexuelle.
Tout le film agit comme une métaphore des thérapies de conversion et de l'homophobie.
Le personnage le plus tragique est sans doute la mère de Naim.
Lorsqu'elle avoue avoir accepté la malédiction afin de « sauver » son fils plutôt que de le voir vivre librement son homosexualité, le film démontre jusqu'où certaines personnes peuvent aller en croyant sincèrement agir pour le bien de ceux qu'elles aiment.
La conclusion est donc à la fois profondément triste et étonnamment porteuse d'espoir.
Les deux garçons n'obtiennent pas un véritable « happy ending ».
Ils devront probablement vivre avec cette menace toute leur vie.
En revanche, ils choisissent enfin de s'aimer malgré la peur, plutôt que de renoncer à leur identité.
À mes yeux, c'est la véritable victoire du film.
« C'est tout? Tu es un peu chochotte, non? »
J'ai l'impression que certains n'ont pas compris.
Ce qui me traumatise profondément, ce ne sont pas les monstres.
Ce sont les manipulateurs.
Je déteste les faux-semblants, les pervers narcissiques et toutes les personnes qui exploitent les plus vulnérables.
Et Leviticus utilise précisément cette mécanique psychologique.
C'est ce qui m'a profondément marqué.
Mon analyse personnelle:
Attention : ce qui suit est uniquement mon interprétation du film.
Le père de Naim est volontairement absent.
Selon moi, le réalisateur cherche à nous faire comprendre qu'il est soit décédé, soit parti depuis longtemps.
La mère de Naim, désormais seule, devient alors une cible idéale pour cette communauté religieuse, qui l'enferme progressivement dans son idéologie.
Cette façon d'isoler puis d'influencer une personne rappelle fortement les méthodes employées par certaines sectes.
Naim rencontre ensuite Ryan.
Lui aussi semble profondément intégré à cette communauté.
Étrangement, ses véritables parents sont absents.
Les adultes qui l'entourent ressemblent davantage à des parents adoptifs ou à des figures d'autorité imposées par la communauté.
Puis tout s'accélère.
Après avoir dénoncé Ryan par vengeance après avoir découvert son infidélité avec Hunter, un autre jeune homosexuel de la communauté, et après avoir assisté à la mort de ce dernier, Naim devient lui-même une cible.
À partir de ce moment, il est pratiquement condamné.
Ce qui m'a réellement terrorisé:
Ce qui me fait peur dans Leviticus, ce n'est ni le monstre ni les scènes de torture.
Évidemment, voir des personnes homosexuelles subir de telles atrocités est déjà profondément bouleversant.
Mais ce qui m'a véritablement glacé le sang, c'est l'ambiance.
Pendant une grande partie du film, on croit assister à une histoire se déroulant dans une petite communauté isolée, figée plusieurs décennies dans le passé, à une époque où l'homosexualité était sévèrement réprimée et où les thérapies de conversion semblaient encore socialement acceptées.
Puis arrive cette scène où Naim et Ryan rencontrent une jeune femme ayant survécu au guérisseur.
Le réalisateur glisse alors discrètement plusieurs indices.
Et soudain...
On comprend que toute cette histoire se déroule à notre époque.
C'est ce détail qui m'a complètement renversé.
Parce qu'on réalise alors que ce genre d'horreur pourrait encore exister aujourd'hui.
Le véritable coup de poignard:
Le dernier choc, c'est la mère de Naim.
Elle savait.
Elle connaissait les risques.
Et malgré tout, elle s'est laissé convaincre d'envoyer son propre fils dans la gueule du loup.
À ce moment-là, Leviticus ne parle plus seulement d'horreur.
Il parle de la destruction du lien familial.
Il parle de manipulation.
Il parle de l'emprise psychologique.
Il parle de ces groupes capables de convaincre des personnes vulnérables de commettre l'irréparable au nom de leurs croyances.
Je me suis même demandé si Adrian Chiarella n'avait pas été témoin, de près ou de loin, d'une histoire semblable, tant tout paraît crédible.
Mon verdict:
Leviticus ne fait pas peur grâce à ses monstres.
Il fait peur grâce à :
son ambiance oppressante;
sa thématique profondément dérangeante;
son réalisme psychologique;
et l'incroyable performance de ses acteurs, qui mériteraient largement une nomination aux plus grands prix du cinéma.
Merci, Adrian Chiarella.
Merci de m'avoir traumatisé pour encore de nombreuses années.
Leviticus est un film que je recommande sans la moindre hésitation.
Mais croyez-moi...
On n'en ressort pas indemne.
Leviticus (2026) – The Movie That Actually Traumatized Me!
Let me tell you something: as a huge horror movie fan, very few films have genuinely traumatized me. Yet Leviticus is definitely one of those rare exceptions.
But before we talk about the movie, there’s one essential thing we need to understand...
Why Are We Afraid?
Human beings experience fear because our brains are constantly trying to keep us alive.
When our brain perceives danger, whether real or imagined, it triggers an alarm system that pushes us toward one of three reactions:
Run;
Fight;
Freeze.
Today, that “danger” could be an exam, public speaking, or even a horror movie. Yet our brains can react almost as if we're still facing a predator thousands of years ago.
In one sentence:
Fear is an alarm system designed to increase our chances of survival.
This is also why we instinctively fear heights, darkness, sudden noises, and the unknown. Throughout human evolution, these situations represented genuine threats. Even though that's not always the case anymore, our brains have kept these protective mechanisms.
And that's precisely what Leviticus exploits to perfection.
Leviticus: Adrian Chiarella... I Hate You!
Yes...
I hate you.
And you're about to understand exactly why.
What Is Leviticus?
Before we talk about the movie, a little clarification is necessary.
Leviticus is simply the English name of the Book of Leviticus, the third book of the Bible.
The word “Leviticus” comes from the Levites, a tribe of Israel responsible for religious duties and service in the Temple.
That choice of title is far from random once you discover the themes explored throughout the movie.
The Story (Spoiler-Free)
Leviticus is an Australian psychological horror film directed by Adrian Chiarella, released in 2026.
It follows two teenagers living in an isolated religious community as they attempt to escape a mysterious evil force.
With a runtime of 1 hour and 28 minutes, the film skillfully blends psychological horror, supernatural elements, and a subtle touch of romance.
The Ending (Warning: Spoilers)
The ending of Leviticus is deliberately ambiguous, but its message is incredibly powerful.
Naim and Ryan choose to leave together. They understand that they may never be able to completely get rid of the curse, but they refuse to let fear dictate the rest of their lives.
The final shot suggests that the entity is still there.
The threat never truly disappears.
However, the real horror isn't the creature.
The entity represents the guilt, shame, and trauma imposed by a society — and a religion — that condemns their sexual orientation.
The entire movie works as a metaphor for conversion therapy and homophobia.
The most tragic character is arguably Naim's mother.
When she admits that she accepted the curse in order to “save” her son rather than allowing him to live openly as a gay man, the movie demonstrates just how far some people can go when they genuinely believe they're doing what's best for someone they love.
The conclusion is therefore both deeply heartbreaking and surprisingly hopeful.
The two boys don't get a true “happy ending.”
They will probably have to live with this threat for the rest of their lives.
But they finally choose to love each other despite the fear, rather than give up their identities.
In my eyes, that is the film's true victory.
“That's It? You're Kind of a Wuss, Aren't You?”
I feel like some people missed the point.
What truly traumatizes me isn't monsters.
It's manipulators.
I hate fake appearances, narcissistic abusers, and anyone who takes advantage of vulnerable people.
And Leviticus uses exactly that psychological mechanism.
That's what genuinely got under my skin.
My Personal Analysis
Warning: what follows is solely my interpretation of the movie.
Naim's father is deliberately absent.
In my opinion, the director wants us to understand that he is either dead or has been gone for a very long time.
Naim's mother, now alone, becomes an ideal target for this religious community, which gradually traps her within its ideology.
This process of isolating and influencing someone strongly resembles methods used by certain cults.
Naim then meets Ryan.
He also appears to be deeply integrated into the community.
Strangely, his biological parents are absent as well.
The adults surrounding him seem more like adoptive parents or authority figures imposed upon him by the community.
Then everything begins to accelerate.
After Naim exposes Ryan out of revenge, following the discovery of his affair with Hunter — another gay young man from the community — and after witnessing Hunter's death, Naim becomes a target himself.
From that moment on, he is practically condemned.
What Actually Terrified Me
What scares me about Leviticus isn't the monster or the torture scenes.
Obviously, watching gay people endure such atrocities is already deeply disturbing.
But what truly sent chills down my spine was the atmosphere.
For much of the movie, we believe we're watching a story set in a small, isolated community frozen several decades in the past — a time when homosexuality was heavily repressed and conversion therapy seemed to be socially accepted.
Then comes the scene where Naim and Ryan meet a young woman who survived the healer.
The director quietly slips several clues into the scene.
And suddenly...
We realize that this entire story is taking place in the present day.
That detail completely destroyed me.
Because we suddenly realize that this kind of horror could still exist today.
The Real Gut Punch
The final shock is Naim's mother.
She knew.
She knew the risks.
And yet, she allowed herself to be convinced to send her own son straight into the lion's den.
At that point, Leviticus stops being simply a horror movie.
It becomes a story about the destruction of family bonds.
It becomes a story about manipulation.
It becomes a story about psychological control.
It becomes a story about groups capable of convincing vulnerable people to do the unthinkable in the name of their beliefs.
I even found myself wondering whether Adrian Chiarella had witnessed, directly or indirectly, something similar in real life, because everything feels so disturbingly believable.
My Verdict
Leviticus isn't scary because of its monsters.
It's scary because of:
its oppressive atmosphere;
its deeply disturbing subject matter;
its psychological realism;
and the incredible performances from its cast, who absolutely deserve recognition at the highest levels of cinema.
Thank you, Adrian Chiarella.
Thank you for traumatizing me for many years to come.
I recommend Leviticus without the slightest hesitation.
But believe me...
You don't walk away from this movie unscathed.


Commentaires
Publier un commentaire